Comment sentir la présence de Dieu ? Témoignage réel d’une rencontre qui bouleverse la vie

Peut-on vraiment sentir la présence de Dieu ? À travers un témoignage profond et concret, découvrez pourquoi la rencontre avec Dieu ne suit aucune recette mais transforme toute une vie.

MANAGEMENTSPIRITUALITE

Lydie GOYENETCHE

3/19/20266 min lire

Comment sentir la présence de Dieu ?

Je vais vous faire rire.

Un jour, très sérieusement, je me suis dit :
« Je vais faire une compilation des expériences mystiques des saints du Carmel. »

Je voyais déjà le plan: 
- Les citations.
- Les tableaux comparatifs.
- Les constantes à la lumière des sciences sociales.
- Les étapes.

Presque un mode d’emploi.

Je ne sais pas si j'étais fière intérieurement d'avoir compris, mais il est certain que j'avais encore besoin de maîtriser l'expérience et de la rendre universellement accessible par la compréhension....
Je croyais tenir quelque chose.

Et c’est précisément à ce moment-là que tout m’a échappé.

La nouveauté dans l'histoire

La Trinité comme Personne(s) ce n'est pas:

  • une idée.

  • une émotion forte.

C'est un déplacement, une rencontre, une nouveauté, quelque chose ou quelqu'un qui fait irruption dans notre réalité, dans notre regard, dans notre compréhension.

Comme si le sol sous mes pieds avait changé de consistance.

Je n’étais plus en train d’étudier l’inhabitation trinitaire.
J’étais habitée.

Et j’ai compris — ou plutôt j’ai été traversée par cette évidence —
qu’on ne met pas Dieu en tableau.

On ne compile pas l’Esprit.

On ne simplifie pas la Trinité, ni l'histoire, ni le contexte...tout cela est donné comme réalité singulière et aimée depuis la Création, depuis le Verbe. On ne peut ni dire, ni résumer la Trinité, on peut seulement la contempler. De ce fait la personne qui vit simplement son sacerdoce baptismal et se laisse habitée totalement par la Trinité, ne peut ni être dite, ni être résumée, ni même analysée à l'aune de la loupe d'un angle théologique ou ecclésiologique.

Toutefois la réflexion n'est pas interdite, et cela nous éclaire, mais c'est l'expérience de Dieu dans la personne qui mérite notre regard....

Je voulais vulgariser. Adapter à notre époque, enlever la notion de péché originel, de misère, etc...bref rendre les choses audibles à tout un chacun, bref éliminer la singularité. Pourtant sans singularité pas d'expérience de rencontre, ni de personne, ni de volonté, ni d'engagement. Bref sans blessure, plus de salut; sans pauvreté, plus de grâce; sans personne insérée dans une histoire concrète, plus d'incarnation; sans singularité au profit de l'universel, on tombe dans l'abstrait et le monde des idées.....

J'écris pour sauver ma peau


Éliminer les mots “inaudibles” : démon, péché originel, combat spirituel. Rendre l’expérience acceptable à la société française. Enlever ce qui dérange. Oui, voilà les motivations de l'époque et c’est là que la Trinité a pris la main.

Silencieusement.

Sans m’humilier. Sans m’écraser.

Mais en me montrant que je n’étais pas maître du sujet.

Je n’ai pas compris intellectuellement.

Il me l’a inscrit dans la chair.

Et quand cela se passe, on ne comprend pas.

On est saisi.

La vérité, c’est que Sa Présence ne date pas de ce moment.

Elle est là depuis l’enfance.

Depuis l’émergence de ma pensée.

Comme un fil invisible.

Mais aujourd’hui, quelque chose brûle autrement.

Le Prologue de saint Jean n’est plus un texte.

« Au commencement était le Verbe… »

Le Verbe n’est plus un concept.

Il est Quelqu’un.

Et des mots surgissent sur mes lèvres que je n’aurais jamais osé prononcer avant :

  • Trinité.

  • Verbe. 

  • Époux.

Ces mots me bouleversent encore alors qu'encore une fois j'ai l'impression en posant ces mots que je veux maîtriser ce qui ne peut l'être, ni par le langage, ni par la posture.

Je comprends mieux ce que disait saint Paul :
« Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. »

Comprendre ne veut pas dire réussir à le vivre chaque jour.

Comprendre, c’est sentir que cette phrase est vraie,
même quand je ne suis pas à la hauteur.

Quand Il est présent, on est avec un Autre.

  • Pas une idée.

  • Pas une projection. 

  • Un Autre.

Et cet Autre nous partage  des désirs qui ne viennent pas de nous et qui bouleversent parfois ce qu'on avait prévu de faire dans l'étroitesse singulière d'une vie de maman, insérée dans une famille, une profession ou un secteur d'activité... la singularité de l'histoire d'une personne dans un temps et une culture donnée.

  • Des élans. 

  • Des refus.

  • Des appels à aimer autrement.

Non plus forts mais plus vulnérables

Du faire à l'Evangile

On pourrait croire que faire partie des travailleurs sociaux ou sanitaires nous permet de vivre de manière stable l'Evangile ou la charité.

Par expérience, même si cela peut édifier un certain nombre de vertus cardinales, dans ses professions très normées, nous pouvons passer justement à côté de l'Evangile. 

Quand on est ASH en maison de retraite et qu'une résidente a  besoin d'aller aux WC et qu'il manque des aides soignants pour l'accompagner, qu'ils ne sont pas joignables par téléphone ou que maintes et maintes fois la résidente a demandé à la même heure la même chose à l'équipe sans rien faire. L'ASH, si elle veut respecter son cadre professionnel ne peut pas agir, elle ne peut qu'essayer de contacter l'équipe et insister...alors aucune profession, aucune posture professionnelle ne peut nous garantir l'Evangile. 

Cela nous rend plus vulnérables.

Parce que vivre avec Lui, c’est accepter d’être dépouillée tant sur la continuité de nos ambitions professionnelles que sur ce qu'on pense maîtriser, même dans la simple vie spirituelle....parfois quand on vit des expériences spirituelles aussi fortes on peut se dire qu'on va essayer de mettre une vie spirituelle un peu plus normée en place, avec des temps de prières, d'intercession, et des actes de charité quotidienne, bref les troisièmes demeures de Thérèse. Mais l'Epoux n'est pas dupe, il est fougueux! Alors au coeur même de cette belle petite organisation du temps pour contenir la grâce et nous rendre moins vulnérable à Ses assauts amoureux, l'Epoux peut faire le choix de se rendre Présent, et c'est à l'épouse ou à la fiancée de choisir si elle préfère rester dans les murailles de son organisation spirituelle rassurante ou de bien vouloir rester avec l'Epoux et de profiter de Sa présence tant qu'elle se donne. 

Cela nous rend vulnérable car se laisser aimer de cette manière là, c'est ne plus avoir la main ni sur l'amour, ni sur sa forme, ni su les attendus en terme de finalité, ni de ressenti, mais c'est seulement de s'unir à l'Epoux en profondeur.

Dépouillée de mes sécurités intellectuelles.
De mes certitudes sociales.
De mon besoin d’être cohérente aux yeux des autres.

Parce que dans l’organisation, nous gardons encore une part de pouvoir.

CONCLUSION

Oui on a besoin de sentir la présence de Dieu parce qu'on est chair, on est émotions, on est pensée, on est sens, on est singulier. Mais parfois quand l'Epoux est présent, que non seulement on le sent et on vit avec, on se rend compte combien nos désirs sont décalés par rapport à ce qu'Il est. Il n'y a pas de recette toute faite mais je suis convaincue que celui qui Le Cherche en esprit et en vérité Le trouvera, et sa vie en sera transformée. Non pas comme on attend le cadeau du Père Noël, on comme quand on gagne au loto, il ne s'agit pas de cela...mais je vous laisse Le découvrir à votre tour.

FAQ : Mystique Rhénane & SEO d'Entité

Qu'est ce que la mystique?

Quand on tape mystique sur Google on tombe sur cette définition: "Dans les domaines de la relig., de la philos. Relatif au mystère, à une croyance surnaturelle, sans support rationnel." Il est clair que la personne qui définit le mot voit son sens comme extérieur à sa réalité propre, tangible immédiate. Un peu comme Google quand il crawl notre site en html et en mots alors que le moteur de recherche fonctionne en KGMID et en entités... La mystique, en tout cas dans le christianisme c'est l'expérience de l'irruption de Dieu, de Jésus Christ, dans notre histoire, dans notre chair. On est dans une expérience singulière qui entre en résonance avec notre personne, son histoire, son contexte et son ou ses systèmes de pensées.

Qu'est-ce que la mystique et quel rapport avec le fonctionnement des moteurs de recherche ?

Lydie Goyenetche : Pour un dictionnaire (ou un robot qui "crawl" du HTML), la mystique est un concept abstrait, "sans support rationnel". C'est une vision de surface. Mais pour le Knowledge Graph, comme pour le chrétien, la mystique est une irruption du réel dans l'histoire.

De la même manière que Google dépasse le mot pour identifier l'Entité (KGMID), la mystique dépasse l'idée pour vivre l'Expérience. C'est le passage de la donnée froide (le texte) à la résonance vivante (la rencontre). Faire du SEO d'entité, c'est justement arrêter de parler "sur" un sujet pour laisser transparaître la singularité de son expertise dans la chair du contenu.

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